Devenir Prêtre

Devenir Prêtre

 Le sacerdoce ministériel, loin d’être un métier, est un appel ; il s’agit, à proprement parler, d’un véritable itinéraire de discernement qui suit des étapes précises. En effet, « la vocation au presbytérat est enracinée en Dieu et trouve sa raison d’être en Lui, dans son dessein d’amour »[1]. Les lignes qui suivent nous en donnent des détails.

I-              La famille

            La famille est le premier lieu où se forme une authentique vocation au sacerdoce ministériel. En effet, la vocation au sacerdoce ministériel est un appel qui requiert en premier lieu l’humanité. Il est donc nécessaire que l’humanité du candidat soit véritablement formée depuis la famille, premier lieu de formation de la vocation. C’est là que les valeurs qui plus tard serviront de nature sur laquelle se greffera la grâce se fondent. Ainsi, selon la Ratio Fundamentalis Institutionis sacerdotalis, « la sainteté d’un prêtre, en effet, dépend en grande partie de l’authenticité et de la maturité de l’humanité sur laquelle elle se greffe »[2].

 

II-           La paroisse

            Aucune vocation n’est le fruit d’une génération spontanée ; toute vocation s’inspire d’une réalité concrète expérimentable. Il faut donc des moments de proximité avec le sacré, qui devient donc d’une façon ou d’une autre, « le buisson ardent » qui séduit le cœur du candidat. Ceci devient concret à travers les mouvements paroissiaux et le groupe vocationnel. La paroisse est donc une étape très déterminante en ce qui concerne la vocation au sacerdoce ministériel, car « Dieu appelle toujours ses prêtres dans des milieux humains et ecclésiaux déterminés par lesquels ils sont inévitablement marqués et auxquels ils sont envoyés pour le service de l’Évangile du Christ »[3].  

III-         Manifestation du désir et protocole d’entrée au séminaire

            Après avoir ressenti le désir de vouloir être prêtre, il s’agit maintenant de le manifester afin de rejoindre le cadre  approprié à la formation. Le candidat doit donc rencontrer le curé de sa paroisse pour lui faire part de son désir, avant de rédiger sa lettre d’engagement. Après l’assentiment du curé, le candidat est recommandé à l’évêque à travers le chargé diocésain des vocations.

IV-         Le stage d’imprégnation

            Après l’avis de l’évêque, s’il est favorable, le candidat est envoyé en année d’imprégnation dans un lieu que l’évêque devra choisir. Il s’agira au cours de cette année, d’imprégner le candidat des réalités complexes de la vie sacerdotale. Après cette étape, débutera le temps du séminaire.

V-            Le temps du grand séminaire

            Il faut environ dix années de formation avant de devenir prêtre. Ces années se répartissent en quatre étapes précises : l’étape propédeutique, l’étape philosophique, le stage canonique et enfin l’étape théologique.

1-             Le séminaire propédeutique

            Il s’agit de l’année d’introduction à la formation au sacerdoce. Elle s’appelle encore année de la spiritualité, et dure classiquement une année.

2-             Le séminaire philosophique

            C’est l’étape de la formation du disciple. Il s’agit ici de former le candidat à un esprit de discernement et à une grande capacité de jugement objectif. Dans notre province ecclésiastique, cette étape dure environ trois années, dont la fin est sanctionnée d’un baccalauréat canonique en philosophie. 

3-             Le temps du stage canonique

            C’est une étape nécessaire d’insertion pastorale et de mise à l’épreuve du candidat. Elle dure classiquement une année.

 

4-             Le séminaire théologique

            C‘est l’étape de la configuration au Christ. Marquant la dernière étape de la formation, c’est ici que sont exclusivement dispensées les disciplines en lien direct avec le ministère pastoral. La finalité de cette étape est purement pastorale. Le temps alloué à la théologie dure quatre années pour ce qui concerne notre province ecclésiastique. Les quatre années de théologie sont sanctionnées par un baccalauréat canonique en théologie.

            À la fin de toute la formation au sacerdoce ministériel, selon la sage volonté de l’évêque, le candidat peut être admis aux ordres sacrés du diaconat puis, du presbytérat.